En 2016 une série de membres du personnel diplomatique de l'ambassade US à La Havane se sont plaint de symptômes bizarres et diffus, provoqués par un bruit mystérieux: céphalées, étourdissements, dommages cérébraux.... Les USA accusent alors le gouvernement cubain d'attaquer la mission diplomatique avec une "arme sonique" secrète. Les conséquences de ces symptômes évanescents sont elles bien concrètes: rappel de 60% du personnel de son ambassade à La Havane, expulsion des diplomates cubains de l’ambassade à Washington, refus de délivrance de visas aux Cubains.
Donald Trump a produit un grand émoi en annonçant ce 19 décembre le retrait total des forces US de Syrie, provoquant la démission de son ministre de la Défense, le général Mattis, suivi de l'émissaire des États-Unis pour la «coalition internationale contre l'Etat Islamique». La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, membre de la dite coalition, expriment leur inquiétude ; le président français déplore de manque de fiabilité de l'allié étatsunien.
La chose est tellement évidente que personne, même pas BHL ou Daniel Cohn-Bendit ou le journal "Libération" n'a osé dire que l'attaque au gaz chimique qui a eu lieu ce dimanche 25 novembre sur Alep soit du fait de "boucher de Damas". Tous les médias sont obligés à dire, certes très doucement et à contrecœur, que la roquette portant du gaz de chlore venait bien des zones contrôlées par les jihadistes, et que la zone visée était bel et bien la ville d'Alep. Alep avait été libérée de la mainmise des terroristes l'année passée, après 4 années où la barbarie régnait dans cette importante ville syrienne.
Au cours d'une séance à laquelle participait depuis Washington par visioconférence le Secrétaire d’Etat US, Mike Pompeo - les membres du "Groupe de Lima" a adopté ce 4 janvier une déclaration reprenant à leur compte l'ensemble de la réthorique étatsunienne contre le Vénézuela, et les revendications de l'opposition vénézuélienne radicale financée par les USA : le mandat (qui débute ce 10 janvier) du président élu en mai 2018 est illégitime, et Nicolas Maduro doit renoncer au pouvoir ; le Venezuela est devenu un acteur militaire capable de constituer une menace pour la paix et la sécurité dans la région ; les sanctions financières prises par les pays signataires contre le Vénézuela sont renforcées ; la "Communauté Internationale" est appellée à prendre des initiatives contre le gouvernement bolivarien...
La décision du gouvernement du Kosovo de créer une armée à suscité un concert d'hypocrisies remarquable de la part des gouvernements occidentaux. Les mêmes puissances occidentales qui, moyennant l'intervention de l'OTAN, avaient réussi en 1999 à démanteler la Yougoslavie et fabriquer de toutes pièces l'état fantoche du Kosovo, font semblant aujourd'hui de regretter cette grossière provocation du gouvernement de Pristina.
L'université de Rhode Island, l'une des plus prestigieuses des USA a sorti une étude prouvant que les guerres menées depuis 2001 par le États-Unis ont englouti 5.900 milliards de dollars ; un peu plus de trois fois la 'modique' somme de 1.700 milliards de dollars concédée par le Pentagone lui-même. Quand on voit le si merveilleux résultat 17 ans plus tard, c'est sûr que la dépense en valait la peine!
On peut imaginer ce que cette même somme injectée pour le développement dans le monde aurait pu produire - même en terme de 'sécurité', puisque c'est au nom de 'notre sécurité' que sont mené ces guerres.
Mais ça, ce n'est pas dans les cartons du capitalisme.