Le premier ministre en campagne a présenté ce 4 avril ses excuses, au nom du gouvernement belge "aux métis issus de la colonisation belge et à leurs familles pour les injustices et les souffrances qu’ils ont subies". Ces excuses restent bien sûr bienvenues, et permettent d’évoquer enfin l'histoire atroce et occultée du racisme et de la discrimination raciale dans notre pays. Des dizaines de milliers d'enfants métis nés dans "l'empire colonial belge" ont été arrachés à leur mère, la plupart du temps abandonnés par leur père et enfermés dans des orphelinats, au nom de la hiérarchie des races sur laquelle était fondée la colonisation belge. Entre 1959 et 1962, au moment des indépendances, l’Etat belge les ramenait en Belgique, leur retirant leurs racines 'honteuses', les plaçant le plus souvent dans des homes, des institutions religieuses, des familles d'adoption.
Le citoyen belge Mustapha Awad a été libéré ce 28 mars après 252 jours de détention dans les geôles israéliennes. Il avait été arrêté arbitrairement en juillet 2018 alors qu'il voulait se rendre en visite en Palestine, dans le village de ses parents. Un Palestinien qui veut se rendre en Palestine ça ne peut être qu'un terroriste, pour le régime sioniste. Il rejoignait ainsi plus de 6000 prisonniers palestiniens en détention arbitraire dans l'état d'apartheid.
En 1999, derrière le masque de l'humanitaire venant au secours d'un peuple menacé de génocide, l'Otan a bombardé ce qu'il restait de la Yougoslavie pendant 78 jours - provoquant le désastre qu'elle prétendait empêcher.
Pendant 78 jours L'Otan a bombardé consciencieusement, et humanitairement, des entreprises chimiques, des raffineries de pétrole, des centrales électriques. Des tonnes de mercure se sont retrouvées dans les eaux du Danube. Des dizaines de milliers de projectiles à uranium appauvri ont été déversés sur la Yougoslavie.
20 ans plus tard, la Serbie arrive en première position en Europe pour le nombre de décès dus au cancer. Dans le silence et l'indifférence absolue.
La Belgique va prochainement inscrire dans la loi pénale le crime de "négationnisme" envers toute contestation de décision de la "justice internationale" ayant condamné "génocides et crimes de guerre".
Donald Trump a signé ce 25 mars un décret tirant un trait sur plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant l'annexion du plateau syrien du Golan occupé par l'entité sioniste. Rarement le mépris à l'égard du droit international a été exprimé avec autant d'évidence par une administration US. Il y a 2 mois les USA 'désignaient' le président vénézuélien, suivi par une poignée d'états croupions - dont la Belgique. En 2014, après le coup d'état fasciste de Maïdan, les habitants de Crimée décidaient à une écrasante majorité d'annuler l'absurde cadeau qu'avait fait Kroutchev à l'Ukraine. Les Européens ont alors hurlé à "l'agression russe" et ont frappé la Russie de lourdes sanctions économiques. On ne doute pas un seul instant qu'ils auront la même réaction à l'égard d'Israël et de leur complice étatsunien.
Notre pays a soutenu, ce 28 février, le projet de résolution étatsunienne sur le Venezuela, exigeant une élection présidentielle « libre, juste et crédible » - c'est à dire plus concrètement, dont le résultat serait conforme à la volonté US. Comme soulignait le représentant russe, « Si cette résolution était adoptée, ce serait le premier cas dans l'Histoire où le Conseil de sécurité destituerait un Président et en nommerait un autre dans un pays souverain ». Il semble assez évident qu'aucun pays souverain ne pourrait accepter un tel dictat, et que son imposition aurait naturellement impliqué la contrainte armée - la guerre tellement désirée par certains, sous couvert d'une résolution des Nations-Unies à la sauce libyenne.