Sans arrêt, le système médiatique, nos ministres, nos politiciens, brandissent devant nous les dangers et l’imminence d’une agression russe. En France, la psychose est telle que madame Sylvie Goulard, ancienne ministre de la Défense, semble paniquer « …si les Russes arrivent à Francfort, nous n’aurons plus de Banque centrale européenne, ni de monnaie ».1 De la pure comédie, indécente, car ses auteurs sont loin de croire en leurs dires. Et ils se chargent, involontairement, de le prouver.
Après la victoire du pinochetiste Kast dans la patrie d’Allende, celle de Nasry Asura imposé par Trump au Honduras, de Rodrigo Paz en Bolivie et de Keiko Fujimori au Pérou, la Colombie semble devoir s’ajouter à la liste des pays soumis aux intérêts les plus sordides de l’empire yankee.
Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État adjoint aux Affaires interaméricaines, remarquait, dans un rapport à son supérieur hiérarchique intitulé « Le déclin et la chute de Fidel Castro », que « la majorité des Cubains soutenait Castro » et que « le seul moyen de réduire le soutien interne passait par l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen doit être utilisé rapidement (…) : dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement »1 .Dès le lendemain, l’île rebelle se voyait soumise à une liste interminable de sanctions et de sabotages en tous genres.
Plus d’un million d’hectares de forêts brûlés, des dizaines de milliers d’habitants déplacés, une dizaine de pompiers sacrifiés, les feux de cet été en Europe nous ont rappelé la réalité du changement climatique et ses conséquences. Et peut-être, surtout, combien elles révèlent l’irresponsabilité de nos autorités pour y faire face. En France, un des pays les plus touchés, 7 avions Canadair sur 12 n’étaient pas disponibles car immobilisés pour des réparations. Peu auparavant, le gouvernement avait retiré deux Canadair de sa commande originale au fabricant de ces avions.
« Selon les premières estimations le conflit a endommagé plus de 125 000 bâtiments résidentielles et civils, dont 339 établissements de santé (dont l’Institut Pasteur de Téhéran, NdlR), 32 universités et 857 écoles ».
Ces données ne viennent pas d’un rapport iranien ou d’un quelconque site musulman, mais du quotidien français Le Monde (16.14.2026). Difficile de présenter un bilan plus éloquent (alors qu’il ne mentionne ni les morts, ni les blessé), de la gigantesque l’entreprise criminelle organisée par le tandem Trump-Netanyahou, visant à mettre à terre l’Iran, un pays qui présente l’inconvénient de ne pas vouloir se soumettre aux intérêts de ses agresseurs.
Au moment de boucler cette édition, un tribunal de Londres se prépare à examiner l'appel interjeté par le gouvernement Biden en vue d'annuler une décision précédente qui avait refusé l'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis où il devrait, le cas échéant, faire face à de très lourdes charges dont celle d'espionnage.