La Cour Européenne contre le syndicalisme ?

Une grève générale en octobre 2015 a provoqué le blocage de l'autoroute E40. Un chirurgien appelé à se rendre en urgence à un centre hospitalier se trouvait parmi les automobilistes bloqués et n'a pu arriver à temps à son lieu de travail pour sauver une patiente. Suite à cela, plusieurs membres de la FGTB, dont le président, Thierry Bodson, ont été condamnés pour « entrave méchante à la circulation ». Les condamnés sont allés en Cassation contre cette condamnation. La Cour de Cassation les a déboutés. Ils se sont alors adressés à la « Cour Européenne des Droits de l'Homme » qui les a également déboutés.

Il est vrai qu'une personne est décédée. C'est un fait très grave qui aurait pu et dû être évité. Ce n'est sans doute pas par hasard que l'obligation de garde, c'est-à-dire de la présence d'un médecin à l'hôpital, a été prévue dans le projet de la « Loi Qualité » initiée par la ministre de la santé, la Dre M. De Block, quelques années plus tard. En effet, la route vers l'hôpital peut être bloquée par un accident, l'effondrement d'un pont, une inondation, l'incendie d'un restaurant qui la surplombe, un chantier etc. Le médecin peut avoir lui-même un accident ou une panne de voiture voire un malaise et perdre trop de temps à cause de cela.

Mais qu'est-ce qui empêche d'équiper les médecins d'un gyrophare qui leur donnerait la priorité comme aux autres véhicules de secours de même d'ailleurs qu'aux véhicules banalisés de la police ? Faut-il rappeler qu'il y a environ un demi-siècle, Touring Secours avait déjà réclamé, dans son journal jaune de l'époque, une telle possibilité pour les médecins...?

Les différents tribunaux, ont-ils cherché le vrai coupable ?

Imprimer E-mail

Star InactiveStar InactiveStar InactiveStar InactiveStar Inactive

Syrie : Derrière l’alibi kurde

La dernière en date des agressions turques contre la Syrie a déclenché une énorme vague d’indignation, tournant autour du thème de l’abandon des Kurdes, de la trahison par Trump de « nos plus fidèles alliés contre le terrorisme ». Où étaient tous ces commentateurs indignés dans les premières années de la guerre, lorsque les combattants islamistes (venant en partie de nos pays) déferlaient sur la Syrie à partir de la Turquie ? Alors leurs exactions étaient délibérément ignorées par les médias, comme était passé sous silence leur généreux approvisionnement en armes par les pays de l’Otan. Par une singulière ironie, les forces supplétives de l’agression turque d’aujourd’hui sont en fait juste les résidus de l’Armée Syrienne Libre : les « Bons » de l’époque…

La construction de l’image romantique du combattant Kurde

L’histoire à force d’être martelée est devenue vérité officielle à l’encontre de laquelle il est difficile de résister : « Ce sont les courageux combattant(e)s Kurdes qui ont permis la défaite de Daesh en Syrie ». Les Kurdes ont une image de fabrication médiatique positive :, "progressiste, féministe", etc… La destruction quasi complète de Raqqa sous les bombes US et les accords conclus pour en exfiltrer des milliers de combattants de Daesh sont passés aux oubliettes : ce ne sont que les Kurdes qui ont vaincu l’Etat Islamique.

Comme d’habitude hors de l’emballement médiatique la réalité est un peu plus trouble.

Imprimer E-mail

Star InactiveStar InactiveStar InactiveStar InactiveStar Inactive

6 juin 2024, une nouvelle atteinte à la mémoire collective

En juin 2022, le Président Macron déclarait qu’il fallait privilégier le dialogue pour ne pas « humilier la Russie ».

En juin 2024, en refusant d’inviter une délégation russe au 80e anniversaire du débarquement des alliés en Normandie, il se prête à une nouvelle manipulation de l’histoire.

Imprimer E-mail

Star InactiveStar InactiveStar InactiveStar InactiveStar Inactive

Un "crime de guerre russe" devient une tragique erreur ukrainienne

Chacun aura entendu et vu aux différents JT que les Russes avaient délibérément bombardé le marché de Kostiantynivka, en plein jour, au moment précis de la visite d'Anthony Blinken en Ukraine le 6 septembre, provoquant un épouvantable carnage ; il y aura sans doute moins de bruit par ici pour l’enquête du New York Time reconnaissant finalement que la frappe était ukrainienne.

Imprimer E-mail

Star InactiveStar InactiveStar InactiveStar InactiveStar Inactive

La "solution" Gramsci : Tuer Assange à petit feu

La joie, l'enthousiasme furent très partagés lorsque le 4 janvier dernier, la juge britannique Vanessa Baraitser communiquait la décision du tribunal londonien de ne pas extrader Julian Assange aux Etats Unis. La magistrate se payait une touche compassionnelle; elle disait craindre pour la santé physique et mentale de l'inculpé en cas d'extradition, évoquant même des risques suicidaires.

Manœuvre particulièrement habile et diabolique de l'administration de la justice de la (plus que jamais !) perfide Albion ; plus exactement, de ses mentors à la Maison blanche et au 10 Downing Street. Il fallait en effet « refuser », provisoirement, l'extradition pour – le cas échéant – pouvoir mieux l'organiser en temps opportun, tout en évitant le coût politique d'une mesure franchement impopulaire comme celle d'envoyer un lanceur d'alerte dans les griffes du Pentagone. Et nous disons « le cas échéant » parce que l'extradition en soi n'est pas, n'a jamais été l'objectif prioritaire des adversaires d'Assange ; l'objectif était et reste de le faire taire pour toujours, dead or alive.

Imprimer E-mail

Star InactiveStar InactiveStar InactiveStar InactiveStar Inactive