La "solution" Gramsci : Tuer Assange à petit feu

La joie, l'enthousiasme furent très partagés lorsque le 4 janvier dernier, la juge britannique Vanessa Baraitser communiquait la décision du tribunal londonien de ne pas extrader Julian Assange aux Etats Unis. La magistrate se payait une touche compassionnelle; elle disait craindre pour la santé physique et mentale de l'inculpé en cas d'extradition, évoquant même des risques suicidaires.

Manœuvre particulièrement habile et diabolique de l'administration de la justice de la (plus que jamais !) perfide Albion ; plus exactement, de ses mentors à la Maison blanche et au 10 Downing Street. Il fallait en effet « refuser », provisoirement, l'extradition pour – le cas échéant – pouvoir mieux l'organiser en temps opportun, tout en évitant le coût politique d'une mesure franchement impopulaire comme celle d'envoyer un lanceur d'alerte dans les griffes du Pentagone. Et nous disons « le cas échéant » parce que l'extradition en soi n'est pas, n'a jamais été l'objectif prioritaire des adversaires d'Assange ; l'objectif était et reste de le faire taire pour toujours, dead or alive.

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Soutenir des avocats turcs qui réclament justice

En toile de fond, le rond-point Schuman vide ou plutôt parcouru seulement par quelques voitures de police et gardé par quelques agents en uniforme ; en toile de fond, un sommet européen. En avant plan, juste au contact des chevaux de frise, une soixantaine de personnes rassemblées pour réclamer un procès équitable pour deux avocats turcs en grève de la faim.

Ce 18 juillet, Ebru Timtik en était à son 198e jour et Aytac Ûnsal à son 161e jour de jeûne.

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Syrie : Derrière l’alibi kurde

La dernière en date des agressions turques contre la Syrie a déclenché une énorme vague d’indignation, tournant autour du thème de l’abandon des Kurdes, de la trahison par Trump de « nos plus fidèles alliés contre le terrorisme ». Où étaient tous ces commentateurs indignés dans les premières années de la guerre, lorsque les combattants islamistes (venant en partie de nos pays) déferlaient sur la Syrie à partir de la Turquie ? Alors leurs exactions étaient délibérément ignorées par les médias, comme était passé sous silence leur généreux approvisionnement en armes par les pays de l’Otan. Par une singulière ironie, les forces supplétives de l’agression turque d’aujourd’hui sont en fait juste les résidus de l’Armée Syrienne Libre : les « Bons » de l’époque…

La construction de l’image romantique du combattant Kurde

L’histoire à force d’être martelée est devenue vérité officielle à l’encontre de laquelle il est difficile de résister : « Ce sont les courageux combattant(e)s Kurdes qui ont permis la défaite de Daesh en Syrie ». Les Kurdes ont une image de fabrication médiatique positive :, "progressiste, féministe", etc… La destruction quasi complète de Raqqa sous les bombes US et les accords conclus pour en exfiltrer des milliers de combattants de Daesh sont passés aux oubliettes : ce ne sont que les Kurdes qui ont vaincu l’Etat Islamique.

Comme d’habitude hors de l’emballement médiatique la réalité est un peu plus trouble.

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RATIFICATION DU TIAN ET BOMBES DE KLEINE-BROGEL

Des députés européens se joignent à une manifestation sur la base de Kleine Brogel contre la présence des bombes nucléaires US

Le TIAN, c'est le Traité sur l'Interdiction des Armes Nucléaires.

Ce samedi 24 octobre, le seuil des 50 ratifications nécessaires à l'entrée en vigueur du texte du TIAN a été atteint, sa mise en oeuvre se fera dans un délai de 90 jours (janvier 2021).

C'est un pas important qui réjouit les associations opposées à l'utilisation des armes nucléaires puisque pour les pays qui l'ont ratifié, il est maintenant interdit d'utiliser ces armes, de menacer de les utiliser, de les mettre au point, de les produire, d'en acquérir, de les... stocker.

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